vendredi 31 août 2018

Colombie Britannique

La fenêtre du Canada sur le Pacifique


3 étoiles, vaut le voyage

 

Le drapeau de la Colombie Britannique flotte sur le port de Vancouver.
source: J.M. Zaninetti, 2016

 
Ambiance :  I'm your man, Bobby Taylor & The Vancouvers, 1968


La province de Colombie Britannique est dotée d'un territoire immense et d'une diversité remarquable. Pour les amoureux de la nature, il y a amplement matière à faire plusieurs voyages en Colombie Britannique. 


Visiter la Colombie Britannique




Avec son territoire immense et montagneux et son littoral maritime, la Colombie Britannique est à la tête d'un patrimoine naturel inestimable qui en fait une destination touristique "nature" de première grandeur. Pourtant, sa notoriété est éclipsée par celle des parcs nationaux des Rocheuses de l'Alberta, Banff et Jasper.

 

Parcs nationaux de Colombie Britannique


La Colombie Britannique abrite sept réserves de Parc National du Canada.


1. Yoho


source: J.M. Zaninetti, 2016
 
Frère cadet du Parc national de Banff sur le versant occidental des Montagnes Rocheuses, le parc national Yoho est le plus ancien de Colombie Britannique (1886). Il est inscrit à l'inventaire du Patrimoine naturel mondial de l'humanité par l'UNESCO. Il faut absolument aller admirer au minimum les couleurs incroyables du Lake Emerald quand on vient visiter les Rocheuses Canadiennes.



2. Kootenay



source: J.M. Zaninetti, 2016

Cadet des quatre parcs nationaux des Rocheuses Canadiennes (1920), le parc de Kootenay recèle des beautés qui n'ont rien à envier au reste de la chaîne. Comme ses voisins, il est inscrit à l'inventaire du Patrimoine naturel mondial de l'humanité par l'UNESCO. 



3. Le Col Rogers et le parc national des Glaciers 



source: J.M. Zaninetti, 2016

Bien qu'il soit traversé par l'autoroute transcanadienne n°1, ce parc national aux pentes vertigineuses est pratiquement inaccessible au commun des mortels à l'exception du Col Rogers. Le parc a été créé en 1886. Comme ses cousins orientaux de Yoho et de Banff, il s'agissait surtout alors de mettre en tourisme les montagnes de l'Ouest canadien afin de rentabiliser la construction du chemin de fer transcontinental du CPR. Mais le parc des Glaciers n'a pas connu la fortune de ses voisins orientaux, non par manque d'attrait, mais plutôt à cause des conditions météorologiques hivernales particulièrement hostiles du Col Rogers qui ont prévenu tout développement et nécessité des travaux d'infrastructure ferroviaire puis routières de plus en plus pharaoniques.



4. Mt Revelstoke




source: J.M. Zaninetti, 2016

Ce petit parc national est surtout connu pour ses prairies subalpines fleuries fin-Juillet et début-Août auxquelles on accède par la Promenade des Prés dans le Ciel, une route d'accès aménagée dans les années 1920.


5. Pacific Rim 


 
Réserve de biosphère du Clayoquot Sound vue depuis la colline Radar Hill, parc national Pacific Rim
source J.M. Zaninetti, 2018



Créée en 1970, la réserve de parc national de Pacific Rim protège un liseré côtier discontinu sur la façade Pacifique de l'île de Vancouver.



Colonie de Lions de Mer sur les rives du Pacific Rim
source J.M. Zaninetti, 2018



6.  Gulf Islands



Pender Island, archipel des îles Gulf - réserve de parc national. On aperçoit la silhouette du Mont Baker (situé aux États-Unis) à l'arrière_plan
source J.M. Zaninetti, 2018


Institué en 2003, le parc national des îles Gulf s'efforce de contribuer au développement des aires marines protégées du Canada. Cet archipel se situe sur les Straits of Georgia à l'est de l'île de Vancouver.


7. Gwaii Haanas
 


Unique en son genre dans le système de Parcs Canada,  le parc national Gwaii Haanas, créé en 1988, est à la fois un parc naturel, une aire marine protégée et un site patrimonial, classé par l'UNESCO, et placé sous l'administration conjointe du conseil de la nation Haida, première nation de l'archipel, et du gouvernement du Canada. Ce vaste parc protège 1,500 km² de terres émergées qui recouvrent l'ensemble de la pointe méridionale de l'archipel Haida Gwaii.

 
Site archéologique de Sgang Gwaii, patrimoine mondial UNESCO
source Mapio 

La visite de cet archipel très reculé demande beaucoup de temps et d'argent, ainsi qu'une planification minutieuse. Ce point est discuté dans l'article consacré au Roadtrip au Canada.

 

Autres sites remarquables de Colombie Britannique

 

Les sept parcs nationaux n'épuisent pas, de loin, les merveilles naturelles de la Colombie Britannique. Il existe plus de 600 parcs provinciaux dans cette province. La superficie combinée des sept parcs nationaux de la province est de 6,350 km², celle des aires protégées provinciales dépasse 100,000 km², plus de 10% de la superficie totale de la Colombie Britannique. Si certains parcs provinciaux sont à peine plus vastes qu'un jardin public, d'autres sont beaucoup plus étendus que les parcs nationaux et rivalisent avec ces derniers par leur beauté naturelle. Cependant, en Colombie Britannique, beaucoup de ces vastes parcs sont difficiles d'accès dans un arrière-pays sauvage où aucune route ne mène. Mais quelques-uns sont plus accessibles et forment des attractions touristiques de premier plan.

1. Mt Robson Provincial Park



source Wikipedia

À tout seigneur tout honneur, classé en 1913, le parc provincial du Mont Robson, point culminant de la cordillère des Rocheuses canadiennes, protège quelques-uns des plus beaux paysages des Montagnes Rocheuses. Si son avant-pays aménagé se limite à un simple centre de visite le long de la route Transcanadienne, son arrière-pays réserve de longues randonnées dans des sites époustouflants de beauté.


2. Wells Gray Provincial Park




Helmcken Falls, parc provincial Wells Gray
source: J.M. Zaninetti, 2016


Créé en 1939, l'immense parc de Wells Gray rivalise de beauté avec les parcs nationaux. Sa partie méridionale est aménagée. On peut ainsi accéder _entre autres_ à quelques-unes des plus belles cascades du Canada.



3. E.C. Manning Provincial Park



source Wikipedia

Situé sur la frontière américaine dans la chaîne des Cascades, le parc provincial Manning a été créé en 1941. Il est traversé par la Crowsnest Hwy et dispose d'un petit avant-pays aménagé autour du lieu-dit Manning Park. Ce parc est réputé pour ses randonnées estivales dans les prairies subalpines des Heather Meadows dont la floraison survient fin Juillet et début Août.


4. Strathcona Provincial Park




Paradise Meadows, site du Forbidden Plateau, partie la plus accessible du parc provincial Strathcona
source J.M. Zaninetti, 2018

Ce vaste parc naturel protège près de 2,460 km² des montagnes du centre de l'île de Vancouver depuis 1911. La plus grande partie du parc est un wilderness inviolé.


Della Falls, Strathcona Provincial Park, plus haute chute de Colombie Britannique, 440 m.
Source Wikipedia 


5. Tweedsmuir South Provincial Park

L'immense parc provincial Tweedsmuir était tellement étendu qu'il a été scindé en deux entités distinctes pour en faciliter l'administration. Seule la section méridionale est accessible par la route BC-20 Chilcotin Hwy, non revêtue dans les limites du parc.


Hunlen Falls, Tweedsmuir Provincial Park (vue aérienne)
source Wikipedia


Joffre Lakes Provincial Park



Ce petit parc de montagne (14,6 km² seulement) situé à 200 km au nord de Vancouver le long de la route BC-99 "Sea to Sky Hwy" offre l'une des plus belles randonnées en montagne de la province accessible par voie routière à proximité de la grande métropole.

Il y a aussi de nombreux autres parcs provinciaux réservés aux amoureux de la nature sauvage, car aucune route pavée n'y accède. Le terrain de jeu offert par la Colombie Britannique est aussi inépuisable pour les fondus de sports de plein air.

 

Tumbler Ridge Global Geopark

 

Kinuseo Falls (vue d'un drone) - Tumbler Ridge, BC
source Tumbler Ridge Global Geopark

 

Nouveau concept d'aire protégée promue par l'UNESCO, le géoparc mondial de Tumbler Ridge dans les Rocheuses du Nord, 120 km au sud de Dawson Creek, a été classé en 2015. Les "géoparcs mondiaux" sont des territoires où les sites et paysages d'intérêt géologique majeur sont administrés suivant une approche intégrée de protection, d’éducation et de développement durable depuis 2001. A ce jour, on compte 140 géoparcs mondiaux labellisés UNESCO dans 38 pays. Tumbler Ridge est le premier dans l'Ouest canadien et le 3e site classé de ce type au Canada.


Mais on ne visite pas cette province uniquement pour ses parcs naturels, la Colombie Britannique attire aussi les visiteurs pour ses villes et pour le patrimoine très riche des cultures des premières nations de la Côte Pacifique.


1. Vancouver




source: J.M. Zaninetti, 2016

Regroupant 2,46 millions d'habitants recensés en 2016, la majorité des habitants de la province, la métropole de Vancouver est la destination incontournable et la plus fréquentée de Colombie Britannique, et sa porte d'entrée aéroportuaire pour les voyageurs européens.


2. Victoria


Complètement différente par son caractère, la petite capitale de Victoria (population métropolitaine de moins de 0,37 millions en 2016) est aussi très touristique.


Fairmont Empress Hotel
source J.M. Zaninetti, 2018

3. Whistler




Station de ski de classe internationale à seulement 130 km au nord de Vancouver, Whistler est l'endroit à partir duquel il est le plus aisé de s'élancer sur les pentes des Chaînes Côtières et randonner en altitude en été.



4. Premières Nations 



Big House Haida, 
B.C. Museum of Anthropology, Vancouver

source: J.M. Zaninetti, 2016

Le patrimoine des premières nations est déjà très bien représenté au B.C. Museum of Anthropology à Vancouver ainsi qu'au Royal BC Museum à Victoria, mais on trouve de nombreux sites remarquables et authentiques un peu partout ailleurs sur le littoral, comme Quadra Island, Alert Bay, prince Rupert ou l'archipel Haïda Gwaii par exemple, ou encore dans l'intérieur des terres comme le 'Ksan Campsite à New Hazelton dans la vallée de la Skeena River par exemple, ou encore dans la Nass Valley.


Destinations de Colombie Britannique décrites sur ce blog



Sites de Colombie Britannique





East Kootenays


Kootenay National Park


Yoho National Park


Mt Revelstoke et Glaciers


West Kootenays


Mt Robson


Wells Gray

Okanagan

Manning Park


Canyon du Fraser

Lower Mainland


Vancouver

North Van

Sunshine Coast

Sea-to-Sky

Whistler

Chilcotin

Cariboo 

Bella Coola

Oceanside

Victoria

Pacific Rim

Strathcona 

North Island

Inside Passage

Prince Rupert

Route de Yellowhead

Haida Gwaii

Stewart-Hyder  

Alaska Hwy 

Tumbler Ridge

 

Territoire de la Colombie Britannique

 

 

Située à l'ouest de la ligne de partage des eaux continentales, la province de Colombie Britannique (945,000 km² - 4,6 millions d'habitants) est la seule province du Canada à disposer d'une fenêtre littorale sur l'Océan Pacifique. C'est une province anglophone du Canada.

Parlement de la Colombie britannique, Victoria
source J.M. Zaninetti, 2018



La Colombie britannique s'étend entre le parallèle 48°N et le parallèle 60° nord à l'ouest du 120e méridien occidental. Plus à l'est, la ligne de partage des eaux continentales entre les océans Pacifique et Atlantique (plus précisément l'Océan Glacial Arctique et la Baie d'Hudson) place la frontière interprovinciale entre la Colombie Britannique et l'Alberta sur la ligne de crête des Montagnes Rocheuses, chaîne qui culmine au Mt Robson à 3,954 m d'altitude sur la ligne de partage des eaux continentales

 

Les Montagnes Rocheuses


Le sud-est de la Colombie Britannique, grossièrement à l'est du méridien 120°W fait partie de la région des Montagnes Rocheuses. On y trouve trois sous-régions distinctes. Les Monts Columbia forment un ensemble de massifs fragmentés à l'ouest de la grande vallée du Sillon des Rocheuses qui traverse tout le massif de Prince George au nord-ouest jusqu'à la frontière américaine au sud.




Columbia Lake, sillon des Rocheuses dans la région des Kootenay Orientales est la source du fleuve Columbia 
source: J.M. Zaninetti, 2016

Orienté nord-ouest - sud-est, le sillon des rocheuses est constitué d'une succession de vallées drainées successivement par la Kootenay River, la Columbia River puis la Fraser River. L'angle sud-est de la province est aligné comme l'Alberta sur le fuseau horaire des montagnes, soit 1 heure de décalage horaire avec Vancouver et Victoria. Séparées des grandes villes de la province par des cols de montagne parfois infranchissables en hiver comme le Col Rogers, les villes des Kootenay orientales telles que Golden se tournent naturellement vers Calgary.




Les plateaux intérieurs


Le territoire provincial est structuré par deux grandes chaines de montagne, les Rocheuses à l'est et les Chaînes Côtières à l'ouest. Entre les deux s'étendent un ensemble de plateaux découpés et de moyennes montagnes de plus faible altitude. Au sud de cet ensemble, on trouve la vallée de l'Okanagan et les moyennes montagnes qui l'entourent, plus au nord, le bassin versant du Fraser présente des horizons plus dégagés. Les géologues estiment que cette région intérieure résulte d'un processus d'étirement crustal qui en a fait un bassin fracturé et affaissé en arrière de l'arc de la zone de subduction des Cascades sur la façade Pacifique. Du volcanisme ancien s'est produit dans ce massif durant l'ère tertiaire, contribuant à l'enrichissement du massif des Cariboos en filons aurifères. Le champ volcanique de Wells Gray a été actif durant les trois derniers millions d'années et est simplement considéré comme dormant. La dernière activité volcanique reconnue dans la région est assez récente (1500 ap. JC).


Vallée semi-aride du Fraser au sud de Williams Lake, BC
source Blog helloBC

Les chaînes côtières absorbent des précipitations importantes sur la façade Pacifique, et leur "ombre" assèche les plateaux intérieurs de la province. Toutefois, l'aridité est nettement moins accentuée ici qu'au sud du parallèle 49°N et on ne trouve pas de véritable désert dans l'Ouest Canadien, même si la vallée moyenne du Fraser, la basse vallée de la Thompson River et la vallée de l'Okanagan présentent des steppes semi-arides caractéristiques de l'Ouest américain. Le bassin versant du Fraser draine une grande partie des plateaux intérieurs de Colombie Britannique.



Long de 1375 km, le Fraser est le principal fleuve de la façade Pacifique du Canada. Son bassin versant s'étend sur 220,000 km².



Parmi ses principaux affluents, on trouve la rivière Thompson à l'est et les rivières Nechako et Chilcotin à l'ouest. 


Prince George, ville (industrielle) principale du nord de la Colombie Britannique
source Wikipedia

Le fleuve prend sa source dans les Montagnes Rocheuses et commence à descendre dans la grande vallée du Sillon des Rocheuses jusqu'aux environs de Prince George, la métropole du nord de la province, où le cours du fleuve bifurque vers le sud. Il traverse les plateaux centraux de la province avant de s'engager dans des gorges longues de 170 km entre Lillooet et Hope, où il bifurque vers l'ouest et se fraie un chemin vers l'océan par une étroite plaine côtière qui est la principale région agricole et aujourd'hui la région la plus urbanisée de la province. En raison de son profil en long assez abrupt, le fleuve n'est navigable que sur les 180 km de son cours inférieur en aval de Yale


Tête de navigation sur le fleuve, la ville de Yale a été très importante entre le début de la ruée vers l'or des Cariboos en 1858 et l'achèvement du chantier de construction du Canadian Pacific Railway en 1885.
source Wikipedia

En amont, des rapides ont empêché la navigation, ce qui est aujourd'hui une opportunité exploitée par les guides de plein air de Boston Bar qui organisent des descentes du fleuve en rafting.


Rafting sur le Fraser
source: J.M. Zaninetti, 2016


Farwell Canyon, rivière Chilcotin
source Field and Forest

L'aridité des plateaux centraux n'est nulle part plus visible que dans le Farwell Canyon que traverse la rivière Chilcotin en amont de la confluence du Fraser.
Le Canyon du Fraser sépare la cordillère des Chaînes Côtières (Coast Ranges) de Colombie Britannique de la Chaîne des Cascades qui se prolonge sur le territoire des États-Unis au sud du parallèle 49°N. 
Du côté oriental, la région des Cariboos s'adosse à des chaînes de montagne annonciatrices des cordillères des Montagnes Rocheuses. Le parc provincial Wells Gray est représentatif de cette zone de transition.
 

La Colombie Britannique face au changement climatique



Les forêts de conifères sont l'écosystème le plus répandu dans l'ouest canadien. Cet écosystème est aujourd'hui extrêmement menacé avec le changement climatique.




La propagation des bark beetles, ces coléoptères originaires du Mexique qui s'attaquent à différentes espèces de pins des montagnes de l'Ouest (Lodgepole Pine, Jack Pine...) résulte d'abord du transport du bois avant 1980. L'infestation a ensuite été favorisée par le réchauffement climatique et a colonisé tout l'intérieur de la Colombie Britannique à partir des années 2000 avant de s'étendre vers le nord dans la forêt boréale. Les hivers n'étant plus assez froids pour tuer ses larves, le coléoptère amateur d'écorce de pins prolifère. Les arbres infestés finissent par dépérir et les forêts fantôme d'arbres morts se multiplient, en particulier dans les plateaux centraux de la Colombie Britannique où l'altitude est relativement faible et le climat le plus propice _avec ses étés chauds et secs_ à la propagation de l'infestation d'une forêt particulièrement riche en espèces de pins vulnérables.

On observe que les zones de haute altitude sont encore épargnées grâce à la froidure hivernale dans les cordillères et que les écosystèmes de forêt humide des régions côtières ne conviennent pas à l'insecte ravageur.


Extension des incendies de Colombie Britannique vue par la NASA en Juillet 2017
Source : Nasa Earth Observatory

Cette invasion de coléoptères combinée à la chaleur et à la sécheresse exceptionnelle des étés 2017 et 2018 ont provoqué des incendies catastrophiques dans le centre de la Colombie Britannique sur les plateaux centraux de la province durant les mois de Juillet et d'Août deux années consécutives. Après un été 2015 également catastrophique notamment dans les Rocheuses, les records d'étendues incendiées ont encore été battus pendant l'été 2018, après que 2017 ait déjà pulvérisé les records précédents. 
Les experts en gestion forestière suggèrent d'introduire des pratiques de brûlis contrôlé pour réduire le volume de combustible constitué par les arbres morts en forêt afin de réduire la sévérité de ces incendies qui forcent chaque année l'évacuation de localités entières.


Une région incendiée l'été précédent vue de la route BC-5 près de Barriere, BC Août 2016
source: J.M. Zaninetti, 2016 

Cette multiplication des incendies de forêt est en train de provoquer un changement des écosystèmes de la région, la forêt devient clairsemée et recule devant la steppe à armoise qui progresse sur les zones déboisées par les incendies dans les vallées intérieures de Colombie Britannique. Les feux de forêt peuvent potentiellement poser un problème aux visiteurs de la mi-juillet à la mi-septembre dans les régions Chilcotin, Cariboo et Okanagan principalement, mais aussi dans les Kootenays Occidentales et Orientales comme dans le parc national Kootenay, les confins orientaux du parc provincial Manning et le Canyon du Fraser. Les routes sont peu nombreuses en Colombie Britannique, et une route coupée par des feux peut entraîner un immense détour. Certaines localités isolées ne sont desservies que par une seule route comme Bella Coola. Si cette route est barrée, la vallée est coupée du reste de la province par la voie terrestre, mais reste desservie par voie maritime.


 

La façade Pacifique






Les Chaînes Côtières dominent le parc provincial Ts'yl-os
source Wikipedia 

L'Océan Pacifique est bordé par la cordillère majestueuse des Chaînes Côtières, des montagnes récentes juxtaposant massifs cristallins et stratovolcans quaternaires.  


Mt Waddington, point culminant de la Colombie Britannique
source Wikipedia

Cette cordillère culmine à 4,020 m d'altitude au Mont Waddington, le plus haut sommet du sud de la province. Aucun accès routier ne mène vers cette montagne entourée de glaciers. 


Vallée de la Skeena River en amont de Prince Rupert
source Wikipedia

Deux vallées principales traversent la barrière des Chaînes Côtières et permettent de connecter la façade Pacifique et l'intérieur de la province par la voie routière, la vallée de la Skeena River au nord, et les gorges du Fraser au sud en amont de Vancouver.

Aucune route goudronnée ne franchit les chaînes Côtières entre la vallée de la Skeena au nord (route transcanadienne n°16) et la Sea-to-Sky Highway au sud qui relie Lillooet dans la vallée du fleuve Fraser à Whistler

Lillooet, dans la vallée du Fraser
source Wikipedia

La piste Chilcotin Highway (BC-20) qui franchit le Heckmann Pass à 1,524 m d'altitude est la seule route carrossable entre les deux. 


Heckmann Pass
source Wikipedia


Les chaînes côtières plongent de manière abrupte dans l'Océan Pacifique. 

Princess Louisa Inlet, un exemple de fjord profondément enfoncé dans l'intérieur des chaînes côtières de la Colombie Britannique 
source Wikipedia

Comme suite aux glaciations quaternaires, de profondes vallées glaciaires ont été envahies par la mer après la fonte des glaces et le littoral canadien est profondément échancré par un dense réseau de fjords dont certains isolent une multitude d'îles.


Orque dans le détroit Johnstone Strait qui sépare l'île de Vancouver du continent
source J.M. Zaninetti, 2018


Comme aux États-Unis, les cordillères des Cascades et des Coast Range sont séparées du Pacifique par une ligne de montagnes secondaires et une grande vallée centrale. Toutefois, au Canada, cette vallée centrale, surcreusée par les glaciers quaternaires, a été envahie par la mer à la fin de la période glaciaire, ouvrant un bras de mer, les Détroits de Géorgie (Georgia Straits) entre le continent et l'île de Vancouver. Celle-ci est séparée au sud des montagnes jumelles de la Péninsule Olympique par le Détroit Juan de Fuca d'une largeur minimale de 16 km.


Paysage de l'île de Vancouver vu du sommet du Mont Washington (alt. 1588 m)
source J.M. Zaninetti, 2018



L'île de Vancouver est la plus grande île de la façade Pacifique de l'Amérique du Nord. Elle forme le centre d'un archipel composé de nombreuses îles plus petites.

Haida Gwaii
source Wikipedia

Plus au nord, Haida Gwaii est un autre archipel majeur de la province. Il se situe au large 80 km à l'ouest de Prince Rupert dont il est séparé par le Détroit d'Hécate.

L'ensemble des montagnes littorales de la façade Pacifique est caractérisé par un climat océanique frais et humide qui favorise le développement d'une vaste forêt pluviale tempérée d'une densité et d'une biodiversité remarquable (Temperate Rainforest). Surexploitée par l'industrie forestière, la forêt primaire survit dans des parcs et réserves naturelles. Cette forêt pluviale est le sanctuaire des ours grizzlies d'Amérique du Nord et du très rare ours Kermode, "l'Ours-Esprit" à la fourrure blanche.


Ours Kermode
source Wikipedia

La réserve naturelle Khutzeymateen au nord de Prince Rupert est le plus beau refuge pour ces espèces menacées. 


Khutzeymateen Provincial Park
source Wikipedia


L'océan Pacifique grouille de vie, et nourrit les orques qui vivent à longueur d'année autour des archipels et dans les détroits comme les grandes baleines à fanon migratrices qui remontent se nourrir le long des côtes en été. L'observation des cétacés est un business touristique florissant à Telegraph Cove sur l'île de Vancouver comme à Prince Rupert.


Prince Rupert, deuxième port canadien sur le Pacifique depuis 1914
source Wikipedia

La Route Transcanadienne n°16 (Yellowhead Hwy) traverse la Colombie Britannique sur plus de 1,000 km d'est en ouest par le milieu entre le Col de Yellowhead près de Jasper et le port de Prince Rupert en passant par la ville de Prince George en son centre.  

 

Le Nord de la Colombie Britannique


La moitié septentrionale du territoire provincial est pratiquement inhabité au nord de cet axe de communication. La frontière entre la Colombie Britannique et l'Alaska court sur la ligne de crête des Coast Ranges au nord du parallèle 54°N. L'intérieur est canadien tandis que le littoral est américain (Alaska Panhandle). Le Nord de la province est montagneux, même si les altitudes sont presque toujours inférieures à 3000 mètres. On y trouve aussi des stratovolcans importants, actifs durant l'ère Quaternaire, tel que le Mt Edziza. Cette géographie complexe est liée à l'interaction entre la plaque Amérique du Nord et le Rift Pacifique qui disparaît sous le continent dans cette région, ce qui provoque la formation d'un rift continental.


Vue sur la pointe du Salmon Glacier depuis la piste de Granduc au-dessus de Stewart, BC frontière de l'Alaska
source Wikipedia 

Le Nord n'est desservi que par deux routes qui convergent en direction de Watson Lake sur le territoire du Yukon au nord du parallèle 60°N. Construite par l'armée américaine pour des raisons stratégiques pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Route de l'Alaska dessert le nord-est de la province depuis 1942 à partir de Dawson Creek. Cette piste a été goudronnée récemment et est devenue une route touristique réputée.


Muncho Lake Provincial Park, Route de l'Alaska dans les Rocheuses du Nord, Colombie Britannique
source Wikipedia

Le nord-ouest de la province est traversé par la Route Stewart-Cassier qui n'a été ouverte qu'entre 1968 et 1973. C'est longtemps resté une piste. Elle n'a été goudronnée que récemment. Il subsiste encore quelques courts tronçons non revêtus.


Route BC-37 "Stewart-Cassier"
source Wikipedia

La ligne de crête des montagnes rocheuses s'abaisse au nord du parallèle 55°N où le Pine Pass franchit la ligne de partage des eaux continentale à seulement 700 m d'altitude sur la route BC-97 qui relie Dawson Creek, km 0 de la mythique Route de l'Alaska à Vancouver par un trajet de près de 1,200 kilomètres. Edmonton, capitale de l'Alberta se trouve à 600 km au sud-est de Dawson Creek. Cette partie nord-est de la province est drainée vers l'Océan Glacial Arctique par le bassin versant du fleuve MacKenzie.


Dawson Creek,  55°45' N - 120°15' W, porte du grand nord
source Wikipedia



Histoire de la Colombie Britannique

 

L'exploration britannique de la côte nord-ouest de l'Amérique du Nord débute avec les voyages du capitaine James Cook dans l'Océan Pacifique. Ce dernier mouille sur la côte occupée par les indiens Nootka sur ce qui sera baptisé ultérieurement l'île de Vancouver en 1778. On rapporte que Cook se vit offrir une belle fourrure de loutre de mer, qu'il revendit à prix d'or en Chine. Cette histoire souleva les convoitises et la traite des fourrures devint le premier motif qui attira les Européens dans la région. Mais les Anglais ne sont pas les premiers à s'intéresser à cette région. Ils sont précédés par les Espagnols, dont les navires d'exploration remontent du Mexique. Mais si les Espagnols sont plus proches et appuient leur revendication sur l'hémisphère occidental sur la bulle papale de 1494 (Traité de Tordesillas), les Britanniques sont les plus forts, et les Espagnols renoncent rapidement à leurs prétentions impériales sur la région, où ils n'ont finalement laissé que quelques toponymes. 
George Vancouver, qui a été le second de Cook lors de son expédition de 1778, revient explorer les détroits du Puget Sound et des Détroits de Géorgie en 1792 et renouvelle à cette occasion la revendication de la Couronne sur cette partie du monde. C'est à cette époque qu'il donne les noms de ses lieutenants aux deux sommets les plus proéminents de la région, les monts Baker et Rainier.

Dans le même temps, la concurrence fait rage entre deux compagnies de traite de la fourrure concurrentes au Canada. La vénérable Compagnie de la Baie d'Hudson est concurrencée par la Compagnie du Nord-Ouest de la fondation de cette dernière en 1784 jusqu'à leur fusion en 1821. La Compagnie du Nord-Ouest sponsorise l'expédition terrestre d'Alexander McKenzie qui traverse les cordillères des Rocheuses en remontant le cours de la Peace River, puis en descendant la Fraser River avant de bifurquer vers l'ouest par la West Road River et descendre dans la vallée de Bella Coola pour atteindre enfin les rivages de l'océan Pacifique dans le profond fjord de Bella Coola le 22 Juillet 1793, où une inscription témoigne de son exploit.

L'entrée du North Bentick Arm, fjord par lequel l'explorateur Britannique Alexander MacKenzie atteint pour la première fois les rives du Pacifique après avoir traversé toute l'Amérique du Nord depuis la Baie d'Hudson en 1793
source Wikipedia  

D'autres explorateurs le suivent de peu. Simon Fraser remonte la rivière Athabasca, franchit le Col de Yellowhead puis descend le fleuve qui porte aujourd'hui son nom jusqu'à son embouchure en 1808. En 1811, le géographe David Thompson remonte la Saskatchewan River, franchit le Col Howse puis descend le fleuve Columbia jusqu'à son embouchure. 

Col Howse
Source Wikipedia

Le col Howse (alt. 1540 m) est l'un des cols les plus praticables pour franchir  la ligne de partage des eaux continentale dans les Rocheuses en amont de la Saskatchewan River Valley. Pourtant, aucune voie de chemin de fer ni aucune route n'y ont jamais été construites, et le col est resté inchangé depuis l'époque de son exploration par David Thompson en 1807.


Les revendications territoriales américaines et britanniques se superposent sur la côte Pacifique de la guerre de 1812 au traité de l'Oregon signé en 1846. La route de la traite dénommée York Factory Express a été ouverte par l'explorateur David Thompson.

En étendant leur revendication territoriale vers le sud jusqu'à la vallée de la Columbia, les Britanniques se heurtent aux revendications territoriales Américaines sur l'Oregon, mais la Compagnie de la Baie d'Hudson capture le comptoir d'Astoria pendant la guerre de 1812 qui oppose les deux nations et l'Union Jack flotte désormais sur les rives de la Columbia, tandis qu'Astoria est rebaptisée Fort George en l'honneur du Roi d'Angleterre.

Fort Langley, lieu historique national du Canada
source: J.M. Zaninetti, 2016

Après la fusion des deux compagnies en 1821, la
Compagnie de la Baie d'Hudson multiplie les postes de traite fortifiés dans les vallées où les indiens viennent échanger leurs fourrures contre les marchandises. 



Fort Vancouver, actuellement dans le sud de l'état de Washington, aux États-Unis.
source: J.M. Zaninetti, 2009

Le Fort Vancouver contrôle la vallée de la Columbia, tandis que le Fort Langley contrôle celle du Fraser. Enfin, la compagnie construit le Fort Victoria à la pointe méridionale de l'île de Vancouver, baptisée ainsi en l'honneur de l'explorateur britannique, en 1843. 
Au début des années 1840, la colonisation américaine de l'Oregon menace les positions de la Compagnie de la Baie d'Hudson dans la basse vallée du fleuve Columbia. Confrontés à la crise de la pomme de terre dans la métropole et à une instabilité sociale croissante, les Anglais sont incapables de résister à la pression Américaine. Ils ont désespérément besoin d'importer du blé américain pour faire face à la crise dans les îles Britanniques. Ils concèdent donc le Traité de l'Oregon en 1846 qui étend les termes du Traité de 1818 à l'ouest de la ligne de partage des eaux continentale en fixant la frontière entre les possessions britanniques au nord et les États-Unis au sud sur la ligne du parallèle 49°N jusqu'aux rives du Pacifique. Seule l'île de Vancouver n'est pas coupée en deux, et reste entièrement aux mains des Britanniques. Anglais et Américains vont encore se confronter pour le contrôle de l'archipel des îles San Juan dans la "Guerre du cochon" en 1859, mais les britanniques devront encore céder du terrain face à l'état de fait de la colonisation yankee. La frontière maritime sera définitivement établie par traité en 1872.

L'humiliant Traité de l'Oregon (1846) fait prendre conscience de la fragilité de la domination indirecte de la Couronne sur le Nord-Ouest Pacifique par le truchement de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Le gouvernement de Londres décide que l'île de Vancouver doit être colonisée et passer sous le contrôle direct de la Couronne. Ils délèguent Sir Richard Blanshard pour devenir le premier gouverneur de la colonie de l'île de Vancouver en 1849. Celui-ci démissionne dès 1851 et est remplacé par Sir James Douglas, qui est également le directeur de la Compagnie de la Baie d'Hudson qui continue d'exploiter le continent. Ce dernier signe des traités avec les Premières Nations qui lui cèdent la plus grande partie des terres de l'île contre des colifichets. Un gisement de charbon est découvert près de Nanaimo en 1852, des colons s'installent, tandis que des bûcherons se lancent à l'assaut des vastes forêts primaires de la côte Pacifique le long de l'Alberni Canal et sur la côte orientale de la colonie. Un premier parlement est élu dès 1856. Avec son havre abrité, son climat modéré et ses terres fertiles, Victoria attire les colons et s'incorpore finalement en municipalité en 1862. 

Gold Rush Trail 1858-1862


Le développement tranquille de la petite colonie insulaire est bouleversé par la découverte sur le continent de riches dépôts aurifères dans les rivières de la région des Cariboos, loin au nord en amont du bassin versant du fleuve Fraser. Dès que la nouvelle se propage, les prospecteurs affluent de toute part. 

Reconstitution de chariot des Overlanders au pied du Mt Robson, BC 
source: J.M. Zaninetti, 2016

Tandis que les convois de chariot des Overlanders viennent du Canada par le col de Yellowhead, un nombre plus élevé encore d'aventuriers Yankees remonte les gorges du Fraser par le sud.


Gorges du Fraser
source: J.M. Zaninetti, 2016

Les britanniques sont submergés, et le gouverneur Douglas fait appel à la Couronne. Celle-ci répond à son appel à l'aide en créant une colonie de New Caledonia sur le continent, mais comme la France vient de nommer un archipel du Pacifique Sud du même nom, la reine Victoria demande à remplacer le nom par Columbia. L'adjectif British lui est rapidement ajouté sur les cartes pour distinguer le territoire contrôlé par les Anglais du territoire contrôlé par les États-Unis au sud de la frontière. James Douglas est donc aussitôt appointé gouverneur de la colonie de British Columbia en 1858. Celui-ci doit démissionner de la direction de la Compagnie de la Baie d'Hudson pour assumer sa double mission de gouverneur. 
Le major-général Moody fonde New Westminster sur les rives du fleuve Fraser pour servir de capitale de la nouvelle colonie. 

New Westminster, port fluvial sur le fleuve Fraser
source Wikipedia

Les autorités britanniques réussissent habilement à contenir les excès des prospecteurs yankees et surtout à les tenir en respect, sauvant la fragile autorité de la Couronne sur ce territoire. L'arrivée des Overlanders dans les Cariboos en 1862 permet de rééquilibrer le rapport de force au profit des Canadiens dans la région, tandis que des colons affluent de tout l'empire vers cette terre de promesses. Toute la région entre en croissance rapide. Victoria se dote d'une municipalité en 1862, année pendant laquelle une nouvelle petite ville portuaire nommée Gastown prend naissance au fond du Burrard Inlet sur le continent. Pendant que le continent se développe rapidement avec la ruée vers l'or, la colonie de l'île de Vancouver traverse une crise financière, ce qui conduit les insulaires à accepter la fusion des deux colonies au sein de Colombie Britannique en 1866, dont le siège du gouvernement est déplacé à New Westminster sur le continent pour mieux contrôler les routes qui conduisent aux régions aurifères des Cariboos.
Après 1865, tout le Canada redoute les conséquences de la Guerre de Sécession dont les États-Unis sortent renforcés au plan industriel et militaire. Sous-peuplées, les colonies britanniques d'Amérique du Nord redoutent d'être incapables de résister à une invasion américaine. Les craintes sont d'autant plus fortes sur les rives de l'Océan Pacifique que les États-Unis rachètent l'Alaska à l'empire Russe en 1867 et que la jeune Colombie Britannique est désormais encerclée par les possessions américaines et envahie de chercheurs d'or Yankees.
L’adhésion de la Colombie Britannique à la nouvelle Confédération est la solution imaginée au terme de longues négociations pour conforter l’autorité de la Couronne sur les rivages du Pacifique en échange de la promesse faite par le Canada de financer la construction d'une ligne de chemin de fer transcontinental qui connectera la nouvelle province à l'Est en 1871.
Dans le même temps, le siège du gouvernement provincial est de nouveau transféré à Victoria sur l'île de Vancouver.  
Le territoire de la province prend sa forme actuelle. Cependant, le projet ferroviaire est retardé pendant 10 ans, et les travaux ne commencent que dans les années 1880. La ligne de la Canadian Pacific Railroad (CPR) sera finalement achevée à Craigellachie en Colombie Britannique en 1885.

Last Spike site à Craigellachie, BC, dans les Rocheuses de Columbia 
source: J.M. Zaninetti, 2016

En s'incorporant en province du Canada, la Colombie Britannique entre dans le cadre de la Paix Perpétuelle de Gand qui régit les relations entre la Grande Bretagne et les États-Unis depuis 1815 et échappe donc définitivement aux ambitions américaines.
L'arrivée du train de la CPR dans le Burrard Inlet donne un coup de fouet à la croissance de Gastown qui s'incorpore en municipalité sous le nom de Vancouver en 1886 et devient rapidement la ville la plus importante de la province.